Chapitre 9: Changeling changeant [NSFW]

Quelques secondes s’écoulèrent durant lesquelles je ne me croyais plus vivre. Puis vint comme pour briser la magie de cet instant, le besoin de respirer. Prixilia écarta un peu son museau du mien et respira doucement, me laissant le temps de recouvrir mes esprits. J’ouvre un œil, puis deux et enfin je la regarde. Elle s’approcha de nouveau et me susurra à l’oreille.

« Je veux te voir normal. »

Je m’exécutai alors, trop surpris pour contester. Ma corne scintilla et dans un léger flash de lumière verdâtre, je retrouvai ma forme habituelle. Mes yeux bleu uni renvoyaient son image comme un miroir et ma crinière bleu-vert tomba devant mon œil gauche comme une mèche.

Elle passa son sabot dans cette dernière afin de me voir en entier. Je me laissai faire. Mon corps refusait de bouger. J’avais étrangement chaud et je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Un contact me fit sortir de ma réflexion. Prixi m’étreignait en passant sa tête dans mon cou. Je posai mon sabot sur son dos et lui rendit son câlin. Nous restâmes là quelque temps sans que je ne sache vraiment quoi faire. Elle se détacha finalement et me regarda. Ses yeux renvoyaient à eux deux autant d’images qu’un écran et semblaient me dire « Qu’est-ce que t’attends ».

Je m’avançai enfin et posai mes lèvres sur les siennes, imitant ce qu’elle avait fait. Son goût sucré revint m’assaillir les papilles et me donna un petit coup de boost. Elle recula doucement mais semblait ne pas vouloir lâcher le baiser. J’avançai donc aussi et bientôt je sentis un petit choc. Son flanc avait rencontré les lits qu’elle avait collés ensemble. Elle se coucha sur le matelas moelleux sans que je ne relâche ses lèvres. Et je fus bientôt totalement au-dessus d’elle.

Elle quitta mes lèvres et me regarda, un sourire venant remplacer les paroles. Quant à moi je restai debout au-dessus d’elle. Son corps sous le mien m’aspirait à beaucoup et je sentais mon corps changer à chaque seconde. Quelque chose qui passait sur mon ventre me fit rougir. Elle passait sa queue sous moi sensuellement et gloussa en voyant mon étonnement. J’eus un petit spasme au niveau de mes reins. Quelque chose que je n’avais jamais ressenti avant. Ma queue chatouilla alors les sabots de la jument sans que je le veuille vraiment. Elle poussa un petit cri qui m’excitait. Elle se trémoussa un instant et je voyais sa robe luire sous la lumière du feu des bougies. Elle transpirait et avait rosi au niveau des joue. Elle releva un peu le buste et passa son sabot autour de mon coup. Elle tira d’un petit coup sec et me fit tomber sur elle.

Voilà, nous étions collés l’un à l’autre au plus proche que nos physiques le pouvaient… du moins je le pensais. Nos museaux étaient comme soudés ensemble et je sentais une vague de désir m’envahir. Mon corps collé au sein dans la plus proche intimité m’émoustillait considérablement.

Elle passa sa langue sur mes crocs et je la sentis frissonner. D’appréhension ou de peur ? Je ne savais pas mais la rencontre de nos deux langues, de nos salives, quelque chose de nouveau pour moi m’envahissait le cerveau d’idées qui m’empêchait de réfléchir. Elle se cabra soudain dans un petit gémissement. J’avais donné sans trop le vouloir… ou intentionnellement je ne savais pas, un petit coup de rein dans son bassin. Sa réaction déclencha quelque chose dans mon corps et je commençai à le sentir grandir. Bientôt, ma « seconde queue » se trouvait entre nos deux ventres. Elle émit quelques petits gémissements et me susurra entre deux hoquets de je ne sais quoi.

« S’il te plaît… vas-y. »

Je rougis un peu et me repositionnai. Je sentais que mes couilles rentraient dans quelque chose. Prixi gémit un instant avant de crier de bonheur. J’avais enfoncé entièrement mon intimité dans la sienne. Je n’avais jamais vécu ça, mais comme quelque chose d’instinctif, je trouvai tout naturellement les mouvements. Un petit va-et-vient tout doux au début la fit se cabrer de désir et elle passa ses pattes avant autour de mon cou.

Un autre spasme vint alors, plus violent que les autres, qui me fit donner un bon coup de hanches dans la jument. Elle se mit à jouir de plaisir et comme une réaction en chaîne, mes coups s’intensifièrent. Prixi bougeait en rythme avec moi et semblait apprécier. Elle se retenait de crier pour ne pas alerter tout le voisinage de ce qu’elle vivait. Mais sous le coup de l’excitation, je me relevai soudain et, lui attrapant les hanches, je lui assénai une série de coups de reins assez rapides et puissants.

Elle se cabra violemment et ne se retint plus. Elle se mit à crier, hurler son plaisir, me donnant comme consigne de ne pas arrêter. Je m’arrêtai soudain, les sabots sur ses hanches, sentant que quelque chose venait. Mes coups furent plus frénétiques et presque convulsifs. Prixilia plongea son regard dans le mien. Je pus voir son orgasme défiler dans ses yeux comme une scène de film bien rythmé. Elle respirait par à-coups, ceux que je lui donnais et un filet de salive coulait de sa bouche, qu’elle rattrapa avec sa langue dans un mouvement sensuel.

Elle me sourit avant de se figer et de jeter la tête en arrière sous un nouvel orgasme arrivant. Je venais de lui remplir le ventre de quelque chose de chaud. Elle semblait adorer. Puis, d’un seul coup, elle retomba dans le lit, la respiration rauque.

Je me couchai à coté d’elle, les pattes flageolantes, et une soudaine envie de dormir. Elle me sourit et m’embrassa de nouveau. J’acceptai avec joie son baiser où nous sentîmes de nouveau nos langues tourbillonner. Puis elle s’approcha de moi et m’étreignit. Je transpirais beaucoup et étais encore sous le choc de ce que je venais de faire. Prixi me dit sans relever la tête de ma poitrine, soulevée à un rythme fatigué.

« W-Woaw… Je ne m’attendais pas à ça de la part… »

« D’un changeling ? »

« Oui… de toi en particulier… »

Cet aveu me fit sourire et je la serrai plus fort contre moi et je décidai moi aussi de lui faire des aveux.

« Pri-Prixi… je dois t’avouer quelque chose… »

« Je t’aime… » me coupa-t-elle.

Comme stoppé dans un élan trop imparfait, j’ouvris de grands yeux surpris.

« T-Tout le monde m’a dit de tourner la page concernant la perte de mon mari… et je ne pensais pas que je pourrais un jour… mais tu es apparu dans ma vie Swamp… »

Mon odeur d’essence de changeling avait changé. Elle était différente, comme ayant pris celle de la jument. C’était une caractéristique assez bizarre de notre espèce. Je soupirai et lui fit tourner la tête vers moi.

« Prixi… Je fais partie de l’une des espèces d’Equestria la moins calée en amour pour la simple raison que je ne suis pas censé le ressentir… » J’avais la gorge sèche, « … mais toi tu m’as fait découvrir que la magie des sentiments surpassait de loin des milliers d’années d’évolution… » Je respirai un coup puis posai mon museau sur son front, « Je t’aime Prixi, et tu es la première de toute l’histoire qui doit recevoir un tel aveu… de la part de créatures telles que nous… »

Elle me fit taire en m’embrassant de nouveau. La nuit commençait à peine mais la fatigue se faisait sentir. Je posai ma tête sur l’oreiller et pris les draps que je remontai jusqu’à son cou. Elle frissonna et sourit de malice avant de reposer sa tête sur ma poitrine haletante encore.

« Je ne te laisserai jamais m’échapper », me dit-elle.

« Je ne ferai rien qui puisse te faire dire ça. Je ne peux pas imaginer partir loin de toi… »

Je la sentis sourire et me serrer plus fort comme pour être encore plus proche de moi. Sa crinière défaite par notre petit moment à deux reposait sur son dos. Je sentais sa queue entre ses jambes battre mollement.

L’endorphine avait atteint mon cerveau comme un coup de masse et m’empêchait de trop bouger. Le sommeil vint de lui-même lorsque j’entendis Prixi me dire en baillant imperceptiblement.

« Bonne nuit Swamp… »

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