Chapitre 13: Enfin chez nous [NSFW]

« C‘est lourd… »

« Allez mon grand ça va aller c’est juste une chaise. »

« Ouais je sais mais quand même, ça va faire dix minutes qu’on marche, t’es sûr qu’on se n’est pas trompés de chemin ? »

« Ta mère nous attend déjà là-bas et non on ne s’est pas trompés de chemin. »

Tous les quartiers se ressemblaient à Baltimare, pas étonnant que Dew croie que l’on se soit perdus. Le jeune étalon portait la chaise en chêne sur son dos, maintenue grâce à des sangles normalement pour mules. Moi je portais les deux autres chaises de chaque côté de mon flanc par les mêmes attaches que lui. Ma sacoche accrochée en-dessous d’une d’elles laissait entendre le bruit des clefs de la pièce de vie où nous vivions avant. Deux semaines avaient passé depuis ma « visite » à Firebroken. Le déménagement était fini, enfin presque, et je venais de fermer à jamais la porte de cette pièce. Le proprio semblait content de notre départ, il disait vouloir en faire un cellier. Pas étonnant, en dehors de la chaleur que des corps peuvent apporter, cette cave est froide et lugubre.

« C’est là ? »

Dew me coupa de ma rêverie. En effet, nous étions arrivés. C’était un bâtiment plus grand que le vieil hôtel ou nous vivions et surtout beaucoup plus propre. Grâce à l’argent que nous avions récolté, Prixi avait trouvé un appartement pas cher mais dans un quartier agréable du centre-ville. Certes, la vue sur la rue n’était pas des plus belles mais au moins, je suppose, nous serons plus tranquilles qu’avec le pas des poneys passant devant notre ancienne fenêtre. Je me remémorais à voix haute l’emplacement de notre appartement.

« Numéro trois cent douze… étage… six je crois. »

« T’es sûr ? »

« Bah on a qu’à aller vérifier. »

Je passai devant et montai les étages. Au numéro trois je commençais déjà à ressentir la fatigue. Je jetai un petit coup d’œil en arrière pour voir comment allait Dew. Ce dernier haletait et avançait marche par marche.

« On y est bientôt, allez. »

« Facile à dire, pas facile à faire… » me dit-il en tirant la langue, la gorge sèche.

Il n’avait pas tort. Le pauvre ne devait pas être habitué à tant marcher. Moi si mais pas avec autant de poids sur les côtés. Ces chaises étaient en fait réellement lourdes au bout d’un moment. Mais je lâchai un râle de plaisir en voyant le numéro six accroché au mur. Cette vision nous pressa le pas et nous fûmes bientôt devant la porte de notre « Chez-nous ».

Je tournai la poignée et entrai dans la première pièce. C’était un appartement simple à quatre pièces, une salle à manger cuisine, une salle de bain et deux chambres. Mais c’était agréable de sentir que nous n’étions pas en-dessous d’un caniveau.

Alors que je m’accroupis et désangle les deux chaises, Prixi arrivait de la salle de bain. À son regard je pouvais deviner qu’elle avait pris une douche. Sa robe brillante sous la lumière du soleil s’infiltrant par la fenêtre lui donnait un air angélique.

« Swamp ferme la bouche tu vas avaler une mouche. »

Le petit rire moqueur de Dew me ramena à la réalité. Prixi gloussa et m’embrassa sur les lèvres en souriant. C’est fou l’effet que peut me faire cette jument. À croire qu’elle fait exprès de me faire perdre la tête. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. C’était ma jument et moi son étalon, « Un peu bizarre » rajoutais-je pour moi-même. Je ne comprenais toujours pas, même après presque deux mois ensemble, comment elle pouvait aimer ce que j’étais : Un changeling…

Elle détacha son museau du mien comme si elle avait entendu mes pensées.

« Swamp, je ne t’aime pas parce que tu es une créature un peu étrange, je t’aime parce que… »

Toc toc toc ! Un bruit de coup sur la vitre la coupa, la faisant grogner. Je souris et pressai mon museau sur le sien pour la rassurer.

« On reprendra cette discussion plus tard. »

Elle me fit les yeux doux et tourna la tête. Un pégase toquait à la fenêtre, surplombant le vide de dix-huit mètres de haut des six étages. Je souris et tournai la tête pour ranger les chaises, Dew fit de même.

Quand Prixi ouvrit la fenêtre, le regard interrogateur, le pégase sourit et se présenta.

« Bonjour je suis votre voisin de palier », dit-il en souriant jusqu’aux oreilles. « J’viens vous souhaiter la bienvenue », continua-t-il le regard brillant de malice.

Prixi sourit sous cet accueil chaleureux.

« Bonjour, moi c’est Prixi, voici mon mar… compagnon Antias et mon fils Dew », se rattrapa-t-elle.

« Moi c’est mpffmfpfmpfm. »

Une pégase arriva à ce moment et enfonça son sabot dans la bouche de l’autre pour le faire taire.

« Pardonnez-nous voisin, mais mon p’tit ami que v’là oublie souvent qu’on ne dérange pas les gens dès leur arrivée, et surtout pas par la f’nêtre ! » la gronda-t-elle. Le pégase rougit et fit les yeux doux à sa compagne. Cette dernière ne put résister plus longtemps devant ces yeux et le rouspéta gentiment.

« Stupide pégase va », lui dit-elle en remplaçant son sabot par un petit bisou sous la bouche. Elle se tourna finalement vers nous. J’avais rejoint ma compagne et je les regardais, amusé par leur coté taquin.

« Il ne nous a pas le moins du monde dérangés, nous avions d’ailleurs fini de nous installer. Ça nous ferait plaisir d’avoir des invités », dit Prixi en souriant.

« C’est gentils mam’selle, mais on est pris ce soir. En revanche un brin d’discu nous permettrait d’apprendre à nous connaitre j’pense. » Son sourire était sincère et elle tenait son partenaire dans une étreinte amoureuse.

« Oui pourquoi pas », leur dis-je en souriant. À peine arrivé déjà des amis ?! Ça se faisait réellement aussi vite ?

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« Et j’ai remarqué que vous aviez un fort accent », dit Prixilia.

Nous étions attablés à regarder nos invités. Ils avaient pris une chaise et Dew aussi. J’avais laissé à Prixi la dernière mais elle avait refusé. Au final j’étais assis sur la chaise et Prixi sur moi. Elle avait voulu faire quelque chose pour les inviter mais elle n’avait pas encore acheté de vaisselle. En fait, le salon regroupait à lui tout seul tous les meubles que nous possédions et il restait énormément de place. Sans compter les chambres, la salle de bain et la cuisine. Prixi n’avait quasiment rien quand je l’ai rencontrée. Mais ça ne nous empêchait pas d’être heureux. « Tout vient à point à qui sait attendre. » Je souris en repensant à cette vielle phrase qu’un de mes camardes de ruche n’arrêtait pas de dire tout le temps.

« Oui », avoua Victoire, la voisine. « J’viens de la périphérie de Poneyville, la famille Apple vous connaissait ? »

« Non ça me dit rien », répondit Prixilia.

« Moi je connais », avouai-je, « c’est le nom de famille d’une des porteuses de l’harmonie qui avait sauvé Equestria de Discord non ? »

« Tout a fait », sourit Victoire, « Je suis de sa famille. »

« Mais c’est génial ! » Ma compagne avait ouvert les yeux et ces derniers pétillaient de malice.

« Roh vous savez, j’suis qu’une cousine éloignée. J’ai pas vraiment de mérite. »

« Oh que si », lui dit son compagnon en l’embrassant sur la joue, « Pour moi t’as du sang d’héroïne dans les veines. »

Cette petite marque d’attention me fit sourire bêtement avant de me rendre compte que Prixi me regardait, les yeux malicieux. Elle tourna la tête vers nos invités et s’excusa pour la énième fois.

« Je suis vraiment désolée que je ne puisse pas vous offrir un café ou un thé, mais j’ai toujours pas de vaisselle et… »

Victoire sourit et répondit que ça n’avait absolument pas d’importance. Je savais à ses yeux qu’elle disait vrai.

Une pensée m’effleura rapidement l’esprit avant de me faire lever les yeux pour entrevoir un bout de ma crinière. « Oui je suis transformé t’inquiète pas », pensai-je comme pour rassurer mon inconscient. Depuis quelque temps j’avais des pointes de stress quant à savoir si j’étais sous ma forme normale ou pas. Bien entendu, à part le soir, sous la couette avec ma sublime jument.

J’eus un petit coup de chaud à penser à cela et je me sentis rougir. Heureusement que j’ai la robe noire. J’avais posé instinctivement mes sabots autour des hanches de ma partenaire et cette proximité accrut ma vitesse de pensée. J’avais, sans le vouloir, ou alors inconsciemment, fait descendre mes sabots vers le bas-ventre de Prixi. Cette dernière eut un petit sursaut de surprise avant de se détendre. Elle ne s’y attendait pas certes mais ça ne la dérangeait pas plus que ça.

« J’crois qu’on va vous laisser, c‘est pas qu’il est l’heure mais presque », sourit Victoire avant de nous faire un clin d’œil. Je rougis alors encore plus intensément et remarquai que ma compagne aussi. Elle avait dû comprendre notre manège.

« Bon vent voisin ! Et à la r’voyure ! » dit-elle en sortant, suivie de près par son copain qui nous sourit avant de passer le pas de la porte et de la fermer. Dew n’avait pas tout compris mais s’en fichait, il avait vu que Prixi s’était retournée pour m’embrasser tendrement. Il sourit et prit la résolution d’aller dans la salle de bain, esquivant les meubles un peu mis en vrac, sautant par-dessus un lit. Il était content de pouvoir prendre une douche.

Prixi me regarda en détachant ses lèvres des miennes. Ses yeux reflétaient une envie indescriptible mais bien présente. Elle se tourna et s’assit sur moi face à face. De cette position je pouvais l’admirer tout entière. Ses joues commençaient à rougir de nouveau et je sentais son cœur s’accélérer. Je sentais aussi le mien et ma tête faisait tourner plein de scènes en boucle qui commençaient sérieusement à m’échauffer.

La jument sourit et attendit que le bruit de l’eau se fasse entendre pour me donner un coup de reins dans le ventre. Je frissonnai et lui massai les flancs tout en la regardant.

« Ici ? Maintenant ? »

Elle me mordilla l’oreille et me fit comprendre qu’elle attendait que cela. Je ne pouvais pas redevenir normal ici alors que la fenêtre laissait tout voir. Je donnai alors un coup de bute dans la table et nous fit basculer en arrière. Elle rigola dans le processus et se coucha sur moi une fois au sol. Par chance j’avais la patte assez longue pour tirer les rideaux et empêcher que quelqu’un nous voie. Je changeai alors de forme et l’étreignit. Ses battements de cœur s’intensifièrent encore ainsi que ses frissons. Elle se mordit de nouveau la lèvre et me regarda dans les yeux, essayant de se noyer dans la profondeur bleutée des ces derniers. Je fis de même et pus même voir au fond des siens quelques envies sensuelles.

Elle me donna un autre coup de reins comme pour me donner le feu vert. Je la saisis alors par les flancs et lui donnai ce qu’elle attendait. À peine sentit-elle mon membre dans son corps qu’elle se cabra de plaisir. Elle prenait un pied pas possible et me regardait de malice.

« C’est tout HAAAaaaa ce dont tu es capable Hummm petit Swamp ? »

Elle jouait avec moi, et j’aimais ça.

« Ah ouais ? Tu veux voir ce que le petit Swamp va faire à tes jolis petits flancs ? »

Son regard s’intensifia et je sentais son sexe devenir de plus en plus humide. Je passai mes pattes derrière ses fesses et la tirai d’un coup sec vers moi, lui enfonçant mon intimité dans les plus profonds de la sienne. Elle gémit intensément avant de crier de bonheur. J’accélérai le mouvement et lui administrai une petite claque sur le flanc qui la fit jouir de plus belle.

« Vas-y vas-y HAAAAaaammm vas-y plus fort !! »

« À tes ordres mon cœur. »

Je l’entraînai alors dans un baiser passionné tout en accélérant les coups de reins. Nos langues tourbillonnaient et je la sentais saliver. Je la relâchai un peu, un filet de salive reliant toujours nos deux museaux. Elle ne pouvait plus embrasser tellement le plaisir avait restreint son corps à suivre la cadence de mes coups. Elle poussa un râle de plaisir qui me poussa à l’orgasme presque au même moment qu’elle. Je lui remplis le ventre de semence et la vis s’écrouler de bonheur sur ma poitrine, haletante.

Tout en lâchant prise, je posai la tête au sol et respirai, la gorge sèche.

Elle releva la tête et me regarda, sentant que j’avais toujours quelque chose à moi qui la pénétrait. Elle sourit et m’embrassa. Ses yeux reflétaient encore l’orgasme qu’elle venait d’avoir et j’aimais voir que je pouvais la pousser jusque-là.

L’eau s’arrêta cependant de couler et j’entendis des bruits de sabots dans la salle de bain. Dew n’allait pas tarder et je pense qu’il vaudrait mieux qu’il ne nous voie pas comme ça. Elle se releva tant bien que mal sur ses pattes flageolantes et s’assit. Elle était encore rouge et sa crinière en bataille ne laissait aucun doute à pourquoi elle avait chaud. Je restai encore quelques instants sur le sol avant de me relever. L’endorphine me donnait envie d’aller dormir mais je me secouai la tête et pris la direction de la douche. Prixi m’envoya un baiser avec le sabot avant que j’entre, regardant Dew qui sortait en même temps. Il me sourit et me fit un clin d’œil. Je compris qu’il avait dû tout entendre.

Je rougis et passai le seuil de la porte de la salle de bain. Une petite pièce composée d’un évier, un miroir, des toilettes et une douche apparurent dans mon champ de vision. Je l’avais déjà vue alors je ne m’attardais pas à me diriger vers la douche et tirer l’eau froide. J’avais encore tellement chaud que j’avais l’impression de pouvoir faire cuire un œuf sur ma carapace. Je sentis que cet appart allait me plaire.

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